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Scanner malin

De plus en plus de gens utilisent leur téléphone portable plus seulement pour téléphoner. On vérifie ses mails dans le train, on renchérit rapidement à une vente aux enchères ou on contrôle les informations sur les produits quand on fait ses courses. D’où vient la lotion à l’amande et à la vanille? Et qu’y a-t-il exactement dedans?

(jh/tl) Avec un smartphone et l’application adaptée, il est possible de consulter ces informations dans le magasin. Que ce soit une comparaison de prix, une photo du produit, des vidéos et des recommandations d’utilisation, le codebarres rend toute cela possible. Mais les données que me donne l’application sont-elles exactes?

Le produit en verre
Le règlement 1169/2011 de l’UE doit assister l’an prochain les consommateurs dans ce sens, pour que le fabricant porte sur l’emballage les données souhaitées comme l’origine, la liste des ingrédients, la date de péremption ou de limite de consommation, la déclaration de la valeur nutritionnelle et les informations sur les allergènes. La directive s’applique également au commerce en ligne. Ici comme pour les données sur l’emballage, les informations sur les produits alimentaires doivent être disponibles avant la conclusion de l’acte d’achat. Si les données ne correspondent pas au règlement de l’UE, elles ne doivent pas être vendues. La problématique des données de base n’est pas limitée aux produits alimentaires. Mais elle est particulièrement sensible dans ce domaine: ainsi la lotion corporelle peut déclencher une allergie et dans le pire des cas représenter un danger mortel. Ici l’infrastructure de la source de données fiable doit apporter une aide et mettre les données de base sécurisées à la disposition du consommateur.

Données de base avec des conséquences
Nous rencontrons régulièrement des données de base erronées. Il y a deux ans déjà, GS1 Royaume-Uni a publié une étude. Le «Mobile savvy-shopper report» («Rapport de l’acheteur avec portable averti») a analysé les conséquences de mauvaises données de base sur le comportement d’achat et a présenté aux offreurs d’applications un certificat dévastateur: il n’y avait aucune donnée disponible pour 75 pour cent des 375 produits alimentaires testés et seules 9 pour cent d’entre elles étaient des descriptions correctes de produit.
Les offreurs d’applications disposent aujourd’hui de très peu de données de base fiables. Ainsi, les données nécessaires sont assemblées à partir de sources les plus diverses et parfois même collectées par eux. Les résultats sont logiquement mauvais. Et il peut arriver que le ketchup Heinz devienne une console de jeu Nintendo.

Qualité, confiance et acceptation
Par sa décision de créer une «banque de données de base sur les produits de source fiable», le Conseil d’administration a fixé un cadre pour une infrastructure dans laquelle les données des produits sécurisées pourront à l’avenir être consultées à tout moment par Internet. La structure de la base de données Trusted Source a été établie par l’entreprise epcSolutions.
Les prochaines étapes seront:
• Elaboration du modèle de prix
• Définition et développement de prestations d’assistance (externes et internes)
• Mise en place de l’exploitation pilote
• Mettre progressivement l’offre à disposition de tous les membres de GS1 Suisse
• Evaluation du niveau de disposition à fournir les données au marché
• Concrétisation des activités du marché et mesures d’accompagnement
• Fin de la phase pilote
• Transposition de l’offre dans l’exploitation ordinaire

Avec la source de données Trusted Source of Data, une infrastructure a été créée dans laquelle les fabricants et les commerçants peuvent enregistrer leurs données de produit au profit du consommateur et au sens de la responsabilité du produit.

Joachim Heldt
(Traduction: Thierry Loncle)

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